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Céline Coutrix, médaille de bronze du CNRS 2017

Publié le 7 mars 2017
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Distinction / prix 7 mars 2017

Céline Coutrix, Ensimag 2005, de l’équipe IIHM du LIG reçoit la médaille de bronze du CNRS 2017. Cette distinction récompense son travail de recherche dans le domaine de l’interaction Homme-Machine.

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“La Médaille de bronze récompense le premier travail d'un chercheur, qui fait de lui un spécialiste de talent dans son domaine. Cette récompense représente un encouragement du CNRS à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes.”

Qu'est ce qui vous a fait choisir les mathématiques et l'informatique ?

J’ai aimé le côté ludique des maths, et le challenge de trouver la/les solutions à une énigme ou un problème. 

Ma motivation pour faire de l'informatique était plus originale: Je n’avais aucune expérience en informatique avant d’arriver à l’ENSIMAG, mais j’aimais aussi beaucoup les arts plastiques. Je cherchais un moyen de mélanger mon intérêt pour les mathématiques et les arts plastiques dans un même métier. Or les arts numériques m’offraient cette perspective. C’est d’ailleurs comme cela que mon stage de 2ème année d'ENSIMAG m’a fournit ma première expérience dans un labo de recherche : je suis partie développer une installation artistique pour Joëlle Bitton, une artiste qui travaillait à l’époque au Media Lab Europe. 

 

Pourquoi l’Ensimag?

C’était tout simplement l’école qui avait la meilleure réputation.

 

Qu'est ce que c'est que le métier de chercheur ?

Je trouve que c’est un peu comme être étudiante à vie: je n’arrête pas d'apprendre !

Quand on commence la recherche, on arrive à une étape où personne n’a les réponses à nos questions, alors on les cherche nous-mêmes. 

Plus concrètement, dans mon cas, c’est beaucoup de lecture et d'écriture, un peu de code et du bricolage pour fabriquer des objets aussi (dans mon cas, mais pas pour tout le monde), beaucoup de réflexion et de discussion avec des collègues, et du suspens (quand on analyse les résultats d’une expérience par exemple). 

 

Sur quoi portent vos recherches ?

Je travaille sur l’interaction entre une personne et un ordinateur (l’ordinateur au sens très large, sous toutes ses formes possibles). Par exemple, je propose des nouvelles façons d’interagir, ou bien des outils pour aider la conception ou le développement des interfaces. Il y a énormément de gens qui travaille sur ces sujets. Mon tout petit champ de recherche, que je partage encore avec d’autres bien sûr, ce sont les interfaces physiques (des objets tangibles, qu’on peut toucher) qui changent physiquement de forme. Par exemple, un bouton linéaire (slider, fader) physique, qu’on peut utiliser pour changer le volume du son, peut s'allonger pour gagner en précision, ou bien se transformer en bouton rotatif selon les préférences de l’utilisateur, tout cela physiquement, à l’initiative de la machine ou de l’utilisateur lui-même. Cela peut paraître futuriste, mais il est possible qu’on ait un jour des matériaux qui permettent de fabriquer des interfaces qui changent physiquement de formes. Je cherche à comprendre et identifier quels seront leur intérêt, mais aussi leurs limites.  

 

Vie de famille et recherche, est ce compatible ?

Ce n’est pas forcément toujours facile, mais comme pour tout (études, recherche, etc.), je crois qu’il faut faire ce que l’on a envie et qui nous motive pour ne rien regretter. 

J’ai une petite fille de 3 ans et dans quelques jours, elle aura une petite soeur. Après la première naissance, ma vie s’est réorganisée autour de mes deux principaux centres d'intérêt, la recherche et ma fille. 

Je ne suis pas sûre que ce soit plus difficile pour une chercheuse d’avoir une vie de famille, comparée à une ingénieure. Je vois mes anciennes camarades de promo avoir aussi des enfants. Tout comme elles, j’ai l’occasion d’élever ma fille dans des conditions que je trouve parfois privilégiées, par exemple multi-culturelles (j’habite en ce moment en Allemagne et nous avons beaucoup d’amis qui ne sont pas Français), ou bien tout simplement en lui donnant l’exemple de parents qui font un métier qui leur plait, peu importe le genre du parent.

Certains employeurs sont aussi de plus en plus conscients des difficultés des femmes et essaient de rattraper le retard. Le CNRS par exemple a un partenariat avec les crèches de la ville de Grenoble, certaines universités ont des crèches directement sur le campus pour rendre plus facile la famille ET la carrière. 

 

Que diriez-vous à la nouvelle promotion Ensimag concernant les masters ?

Pas facile… Je pense que ce qui est le plus important c’est d’aimer ce que l’on fait. Sans essayer la recherche, on ne peut pas savoir si on est fait pour cela. Avoir l’opportunité de savoir au plus tôt, je pense que c’est mieux. Je connais des anciens ENSIMAG qui sont venus à la recherche après quelques années d’expérience dans l’industrie pendant lesquelles ils pensaient que la recherche ne leur plairait pas. Une expérience dans l’industrie peut être un plus pour un chercheur, mais revenir à la recherche demande aussi beaucoup de motivation, car c’est un peu comme un nouveau départ en terme de carrière (salaire, expérience, etc.) Donc savoir au plus tôt peut permettre d’éviter d’avoir à faire ces concessions. 

D’autres anciens ont aussi fini leur formation de chercheur (Master, Doctorat) puis sont finalement partis dans l’industrie. Dans les deux cas, faire un master recherche et se faire une idée au plus tôt permet sûrement de moins se tromper. 

 

Merci à toi, Céline, d'avoir répondu à toutes nos questions.
Bonne continuation dans tes recherches et pour l'arrivée de ta deuxième petite merveille.

 

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Rédigé par Florane Morat

mise à jour le 11 avril 2017

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