Aller au menu Aller au contenu
Grenoble INP
Donnez du relief à vos études
Informatique et Mathématiques appliquées
Donnez du relief à vos études

Sportif de haut niveau

Sportif de haut niveau

Grenoble INP a instauré un suivi particulier pour les étudiants ayant le statut de Sportifs de haut niveau, qui se concrétise par la signature d'un contrat liant l'Etablissement et l'étudiant.

Ce contrat de scolarité a pour but de permettre aux athlètes de poursuivre leur entraînement et de participer aux compétitions dans de bonnes conditions. La formule comporte notamment l'aménagement du cursus et son étalement sur 4 ans pour les élèves-ingénieurs, la possibilité de suivre des cours de soutien et/ou de rattrapage, et celle de participer, le cas échéant, à des sessions spéciales d'examens.
Afin de pouvoir assurer un véritable suivi personnalisé des athlètes, le contrat prévoit également l'attribution de "Parrains" et de "Tuteurs". Ainsi, un professeur, enseignant à Grenoble INP, est chargé de veiller au bon déroulement de la scolarité de son filleul, sportif de haut niveau. Le "Tuteur", quant à lui, est professeur d'éducation physique et sportive, et doit, par une connaissance précise de la pratique de l'étudiant, favoriser l'équilibre entre carrière sportive et formation d'ingénieur. En contrepartie, l'étudiant s'engage à défendre les couleurs de  Grenoble INP, dans les compétitions relevant du sport universitaire.

Cléa Martinez, sportive de haut niveau en Ski de vitesse et étudiante en 3ème année à Grenoble INP - Ensimag, filière MMIS.

Son parcours sportif

Cléa a commencé le ski alpin très tôt, et a découvert le ski de vitesse à l’age de 7 ans. Elle a participé à ses premiers championnats de France jeune à 8 ans. Elle a fait son entrée sur le circuit coupe du monde à l’âge de 15 ans, et a intégré l’équipe de France la saison suivante.

Son palmarès

  • Championne du monde 2017
  • Vice championne du monde en individuel 2011 et 2015
  • Vice championne du monde par équipe 2015
  • Championne de France 2008-2011-2012


Record personnel : 196.185 km/h à Vars en mars 2016

La Fondation Grenoble INP

" Poursuivre des études d’ingénieur tout en pratiquant un sport à haut niveau n’est pas toujours facile, si bien que j’ai du mettre entre parenthèse le ski pendant mes deux années de prépa. Reprendre le ski de vitesse et réintégrer le haut niveau à mon entrée en école d’ingénieur a été un vrai défi.
La fondation partenariale Grenoble INP accompagne les sportifs de haut niveau dans leurs projets professionnels et personnels. Elle me permet d’aborder ma saison plus sereinement tout en valorisant mon sport qui est peu connu et peu médiatisé, et dans lequel il est difficile de se faire une place.
Je suis particulièrement reconnaissante envers la fondation pour son soutien matériel, mais surtout humain !"

Pourquoi le ski de vitesse, une discipline méconnue ?


J'ai commencé le ski dès l'âge de deux ans, et à 6 ans,  je découvrais la compétition. J'ai pratiqué plusieurs disciplines jusqu'à mes 17 ans : l'alpin, le ski de vitesse, et même le ski cross !
C’est au ski de vitesse que je me consacre aujourd'hui : les sensations sont extraordinaires et incomparables à celles des autres disciplines !!

Que t’apporte ce sport ?   

La compétition m’a permis d’apprendre à mieux gérer la pression  et à appréhender les situations stressantes avec plus de sérénité. Le ski de vitesse étant un sport dangereux, il faut être très lucide sur ses capacités, et donc sur la prise de risques qu'on peut s'autoriser sur la piste.
Enfin, chaque run m'apporte un plaisir inégalable et des sensations que je ne retrouve nulle part ailleurs : un vrai shot d'adrénaline !

Pourquoi des études d’ingénieur ?     

Le ski de vitesse est un sport amateur, je savais donc qu’à long terme, cela ne pouvait être qu’une passion. De manière générale, une carrière sportive est très éphémère,  et il me paraissait logique de privilégier mes études par rapport au sport.
En sortant de terminale S, j’avais une idée assez floue de mon projet professionnel : ma seule certitude était que je voulais faire des mathématiques, j’ai donc décidé de partir en classe préparatoire. J’y ai découvert l’informatique et renforcé mon goût pour les maths.  Intégrer une école d’ingénieur spécialisée dans ces domaines était dans la continuité logique de mon parcours.

Pourquoi l’Ensimag ?

L’Ensimag proposait des cursus en mathématiques qui me plaisaient, et sa situation géographique et ses dispositifs pour les sportifs haut niveau me permettaient de continuer le ski, alors je n’ai pas hésité !

Quels aménagements l’école met elle en place ?  Comment vis tu les études en parallèle de ton sport ? 

Je suis dispensée de certains cours, ce qui me permet de libérer des créneaux supplémentaires pour m’entraîner et je suis également autorisée à m’absenter pour des compétitions ou des stages. Lorsqu’on leur explique la situation,les professeurs sont généralement très compréhensifs : on m’a accordé des délais pour des projets et proposé des solutions pour passer mes examens lorsqu’une compétition tombait pendant des partiels.

Bien sûr, ce n’est pas toujours facile : je me suis vue refuser des demandes de délai, et il fallait également trouver des compromis avec mes partenaires de projet pour qui mon calendrier n’était pas forcément facile à suivre. Les mois d’hiver des années passées à l’ENSIMAG ont été très chargés, et assez durs à gérer parfois. Lorsque j’enchaînais les compétitions et les déplacements, j’accumulais beaucoup de retard (et de fatigue !) qu’il fallait ensuite rattraper en un temps record.

Même si cet emploi du temps chargé peut être  contraignant, je suis très heureuse d’avoir l’opportunité de mener mes études d’ingénieur en parallèle de mon sport, et d’être soutenue dans ma démarche.

As-tu réussi à trouver ton équilibre ? Quels sont tes projets d’avenir ?

A Grenoble, j’avais trouvé mon rythme. Je réussissais à  jongler entre sport et études: j’ai validé ma 2e année avec d’assez bons résultats pour pouvoir partir en semestre à l’étranger, tout en participant à de nombreuses compétitions de ski.

Aujourd’hui, je suis en PFE à Paris, je n’ai donc plus d’aménagement horaire pour m’entraîner et je suis surtout loin des pistes de ski. J’ai cependant réussi à me libérer entre la fin de mon semestre au Canada et le début de mon stage pour passer  tout le mois de janvier à la montagne, et maintenant que mon stage a commencé, je continue d'aller skier les week-ends.

Chaque changement de situation demande un certain temps d’adaptation,  pose de nouveaux défis, mais à chaque problème, sa solution !

J’espère pouvoir continuer à concilier travail et sport encore longtemps, et dans l’idéal revenir m’installer dans les Pyrénées ou dans les Alpes, pour être au plus près des stations de ski. J’envisage de passer prochainement en S1, catégorie reine du ski de vitesse, pour pouvoir aller encore plus vite et enfin passer la barre des 200 km/h !!

Que dirais tu aux sportifs de haut niveau qui hésitent à s’engager dans des études d’ingénieur ?
Ce double "cursus"  n’est pas toujours facile à mener, et demande  des sacrifices. Toutefois de nombreux dispositifs sont à disposition pour nous aider dans cette démarche et il serait vraiment dommage de ne pas en profiter, et de tenter de tout concilier.  Alors n’hésitez pas, foncez !!

Cléa Martinez

Un grand merci Cléa pour ton témoignage! Nous te souhaitons une très bonne saison.

Information statut sportif de haut niveau

Rédigé par Florane Morat

mise à jour le 29 mars 2017

Communauté Université Grenoble Alpes
×
Afin d'améliorer la qualité de ce site et le service rendu à l'utilisateur, nous utilisons des cookies de mesure d’audience. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies à cette fin. Pour en savoir plus