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De Singapour à New-York

Mis à jour le 27 mai 2014
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Mises à part les opportunités professionnelles certaines qu'apporte une expérience à l'étranger, ainsi que la découverte enrichissante d'une autre culture, je pense que l'on y apprend énormément sur nous-même, sur notre culture, et aussi sur la France, en expérimentant un autre style de vie dans un autre pays.

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Hello !

Je m'appelle Pauline, je sors de la promo. Ensimag 2005 et je vais répondre à quelques questions (que je vais poser à votre place, ça sera plus simple) sur les études et les stages à l'étranger.
 

Avant ça, je vais quand même me présenter vaguement : après deux ans de prépa. en région parisienne et deux ans à Grenoble, je suis partie un semestre en échange à Singapour (en université, donc pour suivre quelques cours de temps en temps), puis j'ai fait mon stage de fin d'études à Paris à la Société Générale (c'était mon premier stage en fait), et ensuite je suis partie, toujours avec la SG, faire un VIE à New York, où je travaille encore.

1. Qu'est ce qui t'a décidé à partir à l'étranger ?
Pour Singapour, je savais que je voulais passer une partie de mes études dans une université étrangère, pour découvrir de nouvelles cultures, vivre sur un immense campus à l'américaine, m'améliorer en anglais, et aussi parce que c'est très valorisant pour un cv.
Pour New York, j'y suis allée pour apprendre l'anglais (et oui y avait encore du boulot), faire le boulot très intéressant qui m'était proposé, et voir l'Amérique !

2. Ça fait quoi de vivre dans un pays étranger ?
Ça fait d'abord qu'on ne s'ennuie jamais, car il y a toujours plein de choses à découvrir : même aller faire ses courses, c'est souvent une aventure au début.
Ensuite on a une vie assez intense, parce qu'on sait qu'on est là pour une durée déterminée, donc on veut profiter au maximum de notre séjour : on alterne entre les visites touristiques (musées à New York), les évènements typiquement locaux (fêtes chinoises à Singapour), la visite des pays voisins (Malaisie, Thaïlande, ...), les activités typiquement locales (ladies'night et massages à Singapour ; brunch, spa, bars et boîtes de nuit à New York).
Et comme tous les Français expatriés ont un peu ces mêmes centres d'intérêt (découverte de la vie locale et touristique), qu'ils ont relativement beaucoup de points culturels communs, et que tout le monde n'est pas bilingue, les relations se forment très facilement (et durablement) entre les français.

3. Et ce n'est pas dur de quitter la France ?
Au début, on passe tellement de temps à s'étonner de tout ce qu'on voit, à essayer de comprendre comment tout fonctionne, que ça ressemble plus à des vacances. Ensuite dans la durée, ça peut être plus difficile, les amis et la famille peuvent nous manquer, ainsi que les croissants et les yaourts, bien évidemment (surtout Singapour, pour la bouffe, il faut vraiment aimer le riz et le poulet... à New York on trouve de tout si on y met le prix).
Mais bon il faut se dire qu'un an ou deux dans sa vie, c'est pas grand-chose, et puis quand on revient on se rend compte que chez nous tout est resté pareil qu'avant, alors qu'on a vécu tellement de choses depuis qu'on est parti !

4. C'est facile de s'intégrer parmi les locaux ?
Honnêtement non. C'est comme si tu débarquais à Paris sans connaître personne du tout, ce n'est pas évident de trouver des amis tout de suite et de faire des soirées de folie avec eux.
Par contre, c'est vachement facile de rencontrer d'autres français. Tous les français qui sont à l'étranger sont passés par là, et ils sont très accueillants avec les petits nouveaux.
Pour vous dire, quand je suis arrivée à New York et que j'avais pas de logement encore, j'ai squatté pendant un mois dans une coloc de français dont j'avais eu l'email d'un des gars par un autre gars que j'ai rencontré a la SG de Paris. En gros, il faut pas avoir peur de se retrouver tout seul, y a des français partout dans le monde qui sont là pour être vos amis.

5. Alors tu ne parles jamais anglais ?
Pas souvent... Heureusement je parle un peu anglais au boulot, et les cours à Singapour étaient en anglais, ce qui m'a fait énormément progresser. Aux États-Unis, rien que d'entendre les gens parler en anglais dans la rue et de vivre le quotidien, on s'améliore forcément.

6. Est-ce qu'il faut des qualités spéciales pour partir ? Comment savoir si cela nous conviendrait ?
Il faut quand même avoir envie de découvrir un environnement différent, être curieux et un peu ouvert. Enfin rien d'extraordinaire, quoi.
Il ne faut pas oublier que l'on est fait pour s'adapter, que ce soit physiquement ou psychologiquement : tout le monde finit par supporter la chaleur de Singapour et par parler très bien américain aux États-Unis. Donc il ne faut pas se dire « Oh non ça, c'est pas fait pour moi », parce qu'on est encore jeune et qu'on s'adapte très facilement.

7. Dernier mot ?
Je ne connais personne qui regrette d'être parti quelques mois vivre à l'étranger. Une fois revenu en France, on se sent fier d'avoir relevé ce défi, heureux d'avoir vécu et découvert tant de choses pendant ce court intervalle où rien n'a bougé en France, et on a beaucoup plus de recul sur tout ce qui nous entoure.
Au final, mises à part les opportunités professionnelles certaines qu'apporte une expérience à l'étranger, ainsi que la découverte enrichissante d'une autre culture, je pense que l'on y apprend énormément sur nous-même, sur notre culture, et aussi sur la France, en expérimentant un autre style de vie dans un autre pays. Dans le contexte mondial actuel où les échanges sont de plus en plus faciles, je trouve qu'il est important de réaliser les spécificités de notre beau pays et de notre mode de vie, et de savoir relativiser nos exigences et nos opinions.

Pauline Meric
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Rédigé par Patrice Uvietta

mise à jour le 27 mai 2014

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